cultes archaîques et anciens

 
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heidr


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MessagePosté le: Dim 25 Jan - 11:27 (2009)    Sujet du message: cultes archaîques et anciens Répondre en citant

Y a-t-il eu un culte de l’ours ?



Le squelette de l'homme du Regourdou, en position foetale, ce qu est très significatif d'une croyance en un retour à la vie. On le sait, les Néandertaliens enterraient leurs morts. Mais cela signifie-t-il qu'ils croyaient forcément en l'Au-delà ?

Allons plus loin : cela implique-t-il également que l'homme de Néandertal pratiquait une forme de culte ? Et dans ce cas, quel culte ? En ce qui concerne la première interrogation la démonstration de Gabriel Camps, préhistorien éminent, suffira à convaincre. Et nul besoin d'être spécialiste pour la comprendre. Dans toutes civilisations, explique-t-il en substance, le fait d'enterrer intentionnellement les morts a impliquer une croyance en l'Au-delà. Sinon, pourquoi prendre cette peine ? Une croyance en une vie après la mort que l'on retrouve... même parmi les sociétés qui nient cet Au-delà.

Exemple dans des systèmes contemporains : les sociétés marxistes, passées ou encore actuelles, n'ont eu de cesse de déclarer que la religion était « l'opium du peuple ». Pourtant, ce sont bien dans ces sociétés là que l'on voit les dirigeants adulés tels des dieux et des dieux pour qui ont organise des manifestations plus grandioses et martiales les unes que les autres. De la même façon, en France, les fils de la Révolution de 1789 qui, depuis deux siècles n'ont que le mot « laïcité » à la bouche, ont fait d'une église réquisitionnée et désacralisée -le Panthéon- un véritable lieu de pèlerinage afin d'honorer les héros de la Nation. Or, ces « héros » sont bien morts, alors n'est-ce pas leur âme que l'on honore ainsi ? On le voit, la démonstration est simple, claire et ne souffre guère de discussion. Ce n'est pas le cas de nos autres interrogations...

On a donc vu qu'il était bien difficile de nier le lien entre inhumation et croyance dans une survivance de l'âme -même si à l'époque préhistorique, le mot n'existe pas. Et cette croyance est encore renforcée par la présence, dans nombre de sites de fouilles, d'offrandes accompagnant le squelette : bijoux, armes, os d'animaux travaillés. Certaines de ces tombes révèlent également la présence d'ocre rouge, généralement recouvrant le corps, qui serait, selon les spécialistes, une image du sang régénérateur. La découverte de l'homme de Menton est encore plus parlante : l'ocre n'était pas, cette fois-ci, étalé sur le corps mais placé dans un léger creux faisant office de récipient et relié à la tête du défunt par un sillon. L'utilisation de l'ocre dépasse pourtant l'usage mortuaire et, toujours selon Gabriel Camps, se retrouve « dans le comportement cultuel ». Par ces quelques morts, le spécialiste accrédite donc l'idée d'un culte néandertalien. La question désormais est de savoir à quel sorte de culte on a à faire ?

Elaborée suite à la découverte du site du Regourdou la théorie d'un culte de l'ours est loin d'être prouvée. Sur ce site, fut mise au jour une tombe double : un homme et un ours se faisaient face. Nier qu'il y ait là la moindre arrière-pensée religieuse serait un non sens: ce n'est certainement pas par hasard que cet ours a trouvé sa place dans cette tombe. Et que dire alors de la découverte de la grotte de Montespan ? Là, les hommes préhistoriques ont façonné une sculpture d'ours sans tête et placé, dans les pattes de l'effigie, une tête d'ourson. La mise en scène, très étudiée, montre l'importance accordée à l'ours. Faut-il donc y voir la preuve d'un culte rendu à l'ours ?

Les spécialistes sont fortement divisés sur le sujet, les partisans d'un culte y voyant le symbole ou les prémices d'un culte rendu aux ancêtres. Et, en effet, l'ours symbolise les ancêtres... chez les Inuits et chez certains peuples de Sibérie ! C'est peut-être chercher le parallèle un peu loin...

De fait, dans l'état actuel des recherches archéologiques, si la question d'un culte de l'ours ou des ancêtres reste posée, il est certain que le Néandertalien a exercé un culte, ne serait-ce qu'aux morts, ce qui lui vaut le nom d'Homo religiosus.

Source : historia-nostra
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MessagePosté le: Dim 25 Jan - 11:27 (2009)    Sujet du message: Publicité

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heidr


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MessagePosté le: Mar 27 Jan - 08:59 (2009)    Sujet du message: je suis... Répondre en citant


JE SUIS 
 
 
 
 
 
Au Paléolithique (et même avant) . Je suis un “homme du renne” mais je chasse aussi les bisons et les aurochs dont nous suivons les troupeaux avec mon clan au fil de leurs déplacements saisonniers ou que nous attendons sur les gués par où passent leurs routes de migration. Je vénère un dieu père auquel, par assimilation, je fais porter des ramures de rennes. Je vis dans l’entrée des grottes que j’aménage pour me protéger du vent et des grands froids ou dans des campements précaires au cours de l’été. J’aime les parures, animales ou végétales, plumes et ossements, pendeloques de coquillages et de dents d’animaux, et je porte déja des tatouages compliqués. En dehors de la chasse et de la pêche, je fabrique des vêtements , des récipients ,des armes et des outils, je travaille les peaux et les fourrures et me livre à des rites religieux.
Je suis maintenant un chamane et je guéris les malades, je provoque les changements de temps désirés, je prédis l’avenir et je converse avec les esprits et les animaux-esprits. Je descends au fond des grottes dans les boyaux les plus reculés pour y pratiquer les rites magiques de chasse,et je peins et je grave sur les parois les animaux à chasser et des figures frustres ou au contraire, très réalistes. Je sculpte aussi des figures féminines, des Vénus aux formes accentuées, à l’image de la Terre généreuse que nous allons apprendre à cultiver, de la déesse fertile que je vénère. 
 
Au Néolithique. Je suis agriculteur et je tire ma subsistance de la terre que nous cultivons de manière collective et qui est une mère providentielle et divine. Et par analogie . je révère la grande déesse-Mère . Le culte des morts et des ancêtres tient une grande place dans ma vie quotidienne et religieuse puisqu’ils sont encore présents parmi nous et qu’ils sont dépositaires d’une force bien supérieure à la notre. Les menhirs, dolmens et tumuli sont liés à ce culte : sépultures, sites religieux et funéraires. Je respecte un calendrier de fêtes saisonnières liées au cycle de la végétation et les mythes qui intègrent la mort, puis la renaissance d’une divinité, assimilée au Soleil. Petit à petit, je vais aussi vouer un culte au Ciel protecteur en l’associant à celui de la Terre mère. 
Je suis maintenant un chamane, sorcier prêtre de la tribu qui sert d’intermédiaire entre les hommes et les âmes des ancêtres pour s’assurer de leur protection. J’ai été “choisi” pour mes dons naturels avant de recevoir une solide formation initiatique souvent pénible et épuisante. 
 
A l'Antiquité. Je suis Gaulois. Picton, peut être (probable ?) cousin des Pictes d’Ecosse. Picton signifie “les hommes peints” mais aussi “les furieux”…La défaite d’Alésia et la reddition de Vercingetorix viennent de sonner le glas de la Gaule indépendante et des druides qui seront bientôt frappés d’interdit. Les Romains annexent mes dieux et mes déesses pour les assimiler aux leurs mais derrière ces nouveaux noms je continue, surtout si j’habite la campagne , à honorer nos vieilles divinités. Comment pourrait-il en être autrement puisque ces divinités sont intimement et fortement liées au sol sur lequel je vis, à ses forêts, à ses rivières, à ses collines, au vent qui y souffle, à ses mers qui y grondent … et à mes Ancêtres qui ont foulé ce même sol qui est fait de leur chair. …Certains d’entre eux étaient déja même vénérés à l’âge du Renne.
Je suis maintenant un druide, trait d’union entre les dieux et les hommes. J’allie, aux attributions de ceux qui étaient avant moi -les chamanes- (dont j’ai hérité du Savoir et de la Pratique) celles de philosophe, d’enseignant, d’astronome, de juge, de médecin, d’historien et de bien d’autres encore mais l’essentiel de ces connaissances va disparaitre parce que je me suis toujours refusé à les consigner par écrit pour préserver leurs possibilités d’évolution… Certaines se transmettront par l’oral ou par le geste, les autres devront être redécouvertes ou reconstruites sur le même modèle cohérent par l’étude, la recherche, l’intuition… 
Aujourd’hui. Je suis … moi. J’ai traversé ces divers âges qui m’ont fait ce que je suis et j’ai évolué. Le sol, lui, n’a pas changé, il est toujours fait de la chair de mes ancêtres et ce sont toujours les mêmes divinités que j’honore. Beaucoup s’est perdu des vieilles traditions mais il ne s’agit pas de revenir au point zéro, de remonter 2000 ans en arrière, rayer 2000 ans d’obscurantisme monothéiste, pour se retrouver à un hypothétique âge d’or auquel je ne crois guère mais de récolter un maximum d’informations dans tous les domaines qui peuvent nous aider à mieux connaitre et comprendre la vie quotidienne de nos ancêtres . Il s’agit d’aller à la recherche des Dieux et des Déesses dans le sol que nous foulons et dans notre imaginaire, à travers les lieux, les récits historiques, les légendes, les coûtumes et les fêtes toujours vivantes, les découvertes archéologiques…
Je suis apprenti- druide, ou apprenti-chamane ou même plutôt simplement apprenti-sorcier. Je n’ai pas grand chose à voir avec celui qui, dans l’Antiquité, se déplaçait avec sa Cour , et parlait avant le Roi en revanche je chéris l’image de celui qui, dans les villages, était tout à la fois prêtre, guérisseur, confident, avec bien d’autres attributions encore, un druide au ras des pâquerettes si j’ose dire…
En parallèle à ce travail de reconstruction, j’essaie de mettre en conformité ma vie avec la triade transmise par Diogène Laërce: “honore les dieux, sois brave, ne fais rien de bas”, afin qu’on puisse dire de moi et des miens, comme Camille Jullian le disait des Gaulois : “dans la vie comme à la bataille, ils allaient droit leur chemin, à ciel ouvert, le visage nu et le front haut”. 
 
Extrait de : <Incarnation et mémoires oubliées> 
De "Val des Hurle-Vents" 

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MessagePosté le: Mar 27 Jan - 09:00 (2009)    Sujet du message: cultes carnutes Répondre en citant


Traditions et lieux de culte du Perche, pays des Carnutes 
Jean-Pierre Ludwig 
 
 
 
Le Perche n’est pas simplement réputé pour ses forêts et son relief vallonné et vert. Il possède une grande richesse grâce à la diversité des lieux de culte sacrés, et les nombreuses pierres mégalithiques. Une région où le contact avec l’invisible et la nature s’est développé depuis les temps anciens. 
 
Le Perche, appelé ainsi par les Romains pour ses forêts de «bois longs», a conservé longtemps de fortes traditions et un lien étroit avec la nature et ses forces invisibles. Dans les temps anciens, la cité des Carnutes, exerçait une influence prépondérante sur la Gaule Celtique. Sa capitale, Autricum, possédait sur l’emplacement actuel de la cathédrale de Chartres, l’un des sanctuaires les plus vénérés du culte druidique. De plus c’est dans la forêt des Carnutes que se tenait l’assemblée générale annuelle des Druides, regardés et respectés comme des oracles, médecins et mages infaillibles. 
 
Le culte des sources et des fontaines 
 
Comme dans de nombreux pays, les eaux des fontaines et sources naturelles étaient dédiées à des nymphes ou divinités de la nature. Dans son souci d’éradiquer le paganisme, et voyant que les canons de conciles, prédications et menaces restaient impuissants, le christianisme tourna la difficulté en consacrant les fontaines à la prière chrétienne, et chacune d’elles fut placée sous l’égide d’un saint ou de la Vierge.<o:p></o:p> 
Malgré cette tentative de récupération par l’église de ces cultes et traditions, il était évident que c’était moins des saints que des sources, que les mères attendaient la force et la santé qui manquaient à leurs enfants. <o:p></o:p> 
D’autres traditions attribuent aux sources un pouvoir prédictif. Ainsi, la source de la Mesmes près de Bellême était une fontaine en grande vénération parmi les cultivateurs ; ils y venaient de loin chaque année pour consulter ses eaux sur la récolte future. Lorsque la fontaine jaillit en abondance, c’est signe de mauvaise récolte pour l’année suivante ; en revanche, l’abaissement de son niveau prévoit avec sûreté une année plantureuse. 
 
Le culte des pierres levées 
 
De très nombreuses pierres mégalithiques, d’origine celtique ou druidique recouvrent le pays Carnute. Liées, croyait-on aux cultes druidiques, les paysans ne passaient qu’avec crainte devant ces roches brutes, encore à la fin du XIXème siècle. On donnait à ces nombreux menhirs, dolmens, cromlechs (cercles de pierres) une origine surnaturelle, liée à des fées, lutins ou autres êtres surnaturels. Certains de ces monuments préhistoriques étaient encore au début du XXème siècle l’objet de rites particuliers destinés à s’assurer le bonheur, l’amour ou la fécondité remontant à la plus haute antiquité. Ces rites, accomplis clandestinement, varient en fonction du lieu et du vœu à exaucer, mais ils sont toujours caractérisés par le contact d’une partie du corps de la personne avec la pierre. <o:p></o:p> 
Beaucoup de traditions liées à ces pierres ont disparu en même temps que furent utilisées ces mégalithes à l’empierrement des routes locales. <o:p></o:p> 
Ces pierres sont souvent associées à des phénomènes étranges, telle la Grosse Pierre d’Ymerville et la Pierre-Couverte, appelée aussi la Pierre-qui-vire : Tous les ans à Noël, au moment où le prêtre commençait le chant de la généalogie, la pierre se mettait à tourner sur elle-même, décrivait une demi-révolution et laissait à découvert l’orifice d’un vaste souterrain. Ceux qui avaient le courage d’y pénétrer, voyaient un trésor. Mais gare à celui qui voulait y puiser, car à la fin du chant, la pierre sacrée reprenait sa position, et le malheureux restait enfermé jusqu’à l’année suivante.<o:p></o:p> 
Le culte des arbres<o:p></o:p>
La forêt des Carnutes avait un caractère sacré, car elle était le lieu de la réunion générale des druides, et était parsemée de dolmens et de menhirs. Elle était composée de multiples essences dont les chênes, arbres sacrés sur lesquels les druides cueillaient le gui. Le culte des arbres allait de pair avec celui des fontaines et des pierres.<o:p></o:p>
Comme pour les fontaines, le clergé lutta contre ces vestiges de paganisme et les conciles ordonnèrent aux évêques d’empêcher d’adorer les arbres, les pierres et les forêts. (Arles 442 ; Auxerre 585 ; etc.). Les mêmes moyens furent employés : les arbres vénérés reçurent une niche dédiée à la vierge ou aux saints.

La médecine religieuse et les voyageuses

Pour faire face aux maladies, les anciens percherons demandaient leur salut aux saints. Derrière ce culte des saints, se retrouve le fond des cultes anciens aux divinités tutélaires, car le saint n’était pas prié en tant qu’intercesseur vers Dieu, mais pour son pouvoir propre, signe qu’il était lui-même une force de la nature. <o:p></o:p>
Pour se guérir, on devait aller en pèlerinage dans l’église où se trouvait le saint. La réputation de certains saints s’étendait très loin. Le malade n’était pas tenu d’y aller lui-même. Il existait des femmes qui faisaient le métier de «voyageuses». <o:p></o:p>
On les consultait d’abord sur le genre de mal et sur le saint qu’il fallait invoquer. Elles indiquaient la maladie, et se mettaient en route. On prête aux voyageuses des vertus particulières et leur renommée était grande. Bien des malades qui auraient pu eux-mêmes accomplir le voyage, préféraient s’adresser à elles car ils pensaient qu’elles possédaient des pouvoirs.

Les fêtes

Dans le Perche, on trouve comme partout les Fêtes anciennes liées aux rythmes de la nature et des champs, mais les solstices étaient tout particulièrement fêtés. Au solstice d’été, on célébrait la force, la gloire, le triomphe du Soleil à son apogée ; au solstice d’hiver, on fêtait la renaissance, préparant le réveil de la nature.


Le Folk-Lore de la Beauce et du Perche , Félix CHAPISEAU, Editions J. Maisonneuve, Paris 1902<o:p></o:p>
Trésors des légendes du Perche, Association des Amis du Perche , Les cahiers percherons, numéro hors série, 1984<o:p></o:p>
Le folklore de la Beauce, Vol 11, Du berceau à la tombe , Traditions et coutumes. CH. MARCEL-ROBILLARD, Editions G-P Maisonneuve & Larose 1976
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