Sabbats et Esbats

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    le Sanctuaire de la Licorne Index du Forum -> Sagesses -> Racines
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
heidr


Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2008
Messages: 201

MessagePosté le: Ven 6 Fév - 14:33 (2009)    Sujet du message: Sabbats et Esbats Répondre en citant

Les fêtes Sorcières



La "Roue de l'Année" (roue à 8 rayons symbolisant les 8 Sabbats célébrés durant l'année)

Un des devoirs parmis les plus sacrés pour un Paîen est la célébration des Sabbats, qui sont pour moi autant de "mues" de Gaïa.
Les Dieux et Déesses qui nous accompagnent sont sensibles à ces attentions et nous rendent au centuple les offrandes qui accompagnent ces rites, puisque chacun d'eux est une représentation de cette étape du cycle.

Pour simplifier : Un bon Païen est un Païen "dévot".

_________________
sachez oser mériter le pouvoir


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 6 Fév - 14:33 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
heidr


Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2008
Messages: 201

MessagePosté le: Ven 6 Fév - 14:37 (2009)    Sujet du message: Mabon Répondre en citant

Voici venir l'Equinoxe d'Automne,



J'ai préféré appeler ce sabbat ainsi, ne pouvant choisir pour l'instant entre les différents noms que porte cette fête.
En effet, pour cette période de l'année, la lumière solaire commence doucement son déclin. La charnière de cette évènement astronomique se situe précisément lorsque la durée du jour égale la durée de nuit.

Si plusieurs noms lui sont associés, c'est parce que nombre de légendes anciennes lui sont attribuées.
Je ne pourrais vous mettre tous les récits mais je vais essayer de m'interrésser plus particulièrement à celle nous touchant de prés, comme la mythologie Celte, Grecque et romaine.
Biensûr, chacun est encouragé à parler de sa mythologie préférée.


_________________
sachez oser mériter le pouvoir


Revenir en haut
heidr


Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2008
Messages: 201

MessagePosté le: Ven 6 Fév - 14:41 (2009)    Sujet du message: Sabbats et Esbats Répondre en citant

L'histoire de Perséphone



Persephone - Atma Gyan

Il était une fois, une jeune déesse d'une rare beauté, fille du Roi des Dieux de l'Olympe et de la Déesse des moisson.
Elevée en secret par Démeter, sa mère, sur les terres de Sicile, elle avait une enfance sage et heureuse.
Perséphone aimait son île et ne se lassait pas de la découvrir chaque jour au cours d'innombrables promenades. elle grandissait et sa beauté s'illuminait chaque jour, à tel point qu'elle en devint célébre chez ses oncles de l'Olympe.
Un aprés-midi ensoleillé, dans la plaine d'Enna, alors qu'elle s'éloignait de ses compagnes de jeux pour admirer de plus prés un massif de narcisses, la jeune déesse voit la terre s'ouvrir devant elle dans un terrible fracas.
Un magnifique char apparait, tiré par de puissants chevaux bleu-nuit, à son bord et tirant les rênes se dresse un homme sombre au regard pénétrant. L'homme l'enlève et elle disparait dans les entrailles de la terre.
Alertée par les compagnes de Perséphone, sa mère la cherchera pendant neuf jours et neufs nuits puis, déséspérée, elle infligera au monde une terrible famine.
Appitoyé par son désespoir, Hélios lui souffle l'idée que sa fille pourrait bien être aux Enfers puisque nul ne la revit sur la terre.
Elle fait intervenir les dieux de l'Olympe afin de lui faire restituer sa fille mais, Hadés, éperdument amoureux de Perséphone, refuse. Déméter refuse alors de faire fructifier la terre.
Hadés finira par entendre raison et conclut un accord, sa nouvelle épouse pourra revenir dans le monde des vivants mais seulement la moitié de l'année.
Depuis, Perséphone devient Coré lorsqu'elle revient chaque printemps et sa mère, dans sa joie immense, pare la nature de ses plus beaux atours et de ses meilleurs fruits. A l'inverse, lorsque Perséphone repart diriger son royaume à l'automne et quitte sa mère, la déesse des moissons est tellement triste que plus aucune vie ne perdurera jusqu'au retour de sa fille au prochain printemps.



Perséphone
Le retour de Perséphone d'après LEIGHTON
( © Leeds City Art Gallery)

_________________
sachez oser mériter le pouvoir


Revenir en haut
heidr


Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2008
Messages: 201

MessagePosté le: Ven 13 Fév - 17:39 (2009)    Sujet du message: MABON Répondre en citant

Mabon



Mabon est un Dieu gallois, celui de la fertilité masculine. Il serait l'homologue mâle de Perséphone. Mabon ap Modron signifie "le Grand Fils de la Grande Mère" (légende orale celte). C'est le Jeune fils, la Jeunesse Divine ou le fils de la lumière. Modron est la Grande Déesse, la terre elle-même. Mabon enlevé trois jours après sa naissance. Sa mère le pleure… Finalement Mabon est sauvé en apprenant de la sagesse et de la mémoire des plus anciens animaux vivants : Le merle, le cerf, l'aigle, le hibou et le saumon (selon certaines légendes se serait le Roi Arthur lui-même qui l'aurait sauvé). Il est éduqué dans les entrailles de Modron, le refuge… Il apporte la lumière à la Mère Terre jusqu'à ce qu'il soit assez fort pour remporter la bataille contre les ténèbres. La lumière a alors assez de sagesse et de force pour planter une nouvelle graine.
On associe volontiers Mabon aux déités du vin comme Dionysos, Bacchus. Pour les païens, Mabon marque la deuxième récolte, la première étant Lughnasadh. Comme à Ostara, les jours et les nuits sont de même longueur. C'est l'équilibre. Le Dieu s'affaiblit et se prépare à quitter son enveloppe charnelle pour entrer dans le monde invisible. Il renaîtra de la Déesse à Yule. Elle, se repose…. On la célèbre en tant que mère (Déméter par exemple). Le soleil perd son pouvoir. Le voile entre les mondes s'affine jusqu'à Samhain. De cette fête se dégage une certaine mélancolie. En effet le ralentissement de la nature se répercute sur nous et nous amène naturellement à nous poser des questions. Nous revenons sur l'année précédente (Samhain marque le début de l'année païenne) et nous laissons derrière nous ce qui ne nous sert plus. C'est la vieillesse, l'acceptation de mort à venir.
On peut voir aussi dans ce sabbat une récolte de ce que l'on a semé au sens figuré, selon le principe du karma, on revient sur ces actes et on analyse ses erreurs, son évolution. De là, nous pouvons en sortir une certaine sagesse. Ce sont ces périodes qui nous font avancer grâce à l'introspection. Il existe un temps pour agir, un pour réfléchir. Mabon est ainsi le temps des remerciements, pour les bienfaits de la Déesse, résultats des Sabbats de fertilités (Beltane et Litha). Elle nous a accordé ce que nous avons demandé lors de Beltane et Litha.


La nature est en déclin, elle se prépare au repos hivernal. C’est la fin du cycle reproductif de la nature pour l’année.

Le paysage prend des couleurs d’or, de bronze et de sang, les mûres, les noix, les noisettes, les figues, les pommes, les poire mûrissent...


Les rituels de protection, de remerciements et d’inspiration sont les mieux venus lors de ce sabbat.

_________________
sachez oser mériter le pouvoir


Revenir en haut
heidr


Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2008
Messages: 201

MessagePosté le: Ven 13 Fév - 17:45 (2009)    Sujet du message: YULE Répondre en citant

YULE



Le solstice d’hiver “se situe au milieu de la saison morte. C’est dans la nature une période où rien de particulier ne se passe sinon qu’elle est généralement suivie des jours les plus froids. La détermination de sa date est donc exclusivement due à l’observation solaire et non à des phénomènes terrestres.
On sait que les Gaulois comptaient le temps en nuits ce qui est logique eu égard à leurs conceptions de l’existence, s’appuyant sur la notion de la renaissance de la vie au sein des ténèbres et de la mort apparente. Pour eux la cycle quotidien débutait dans le mystère de l’obscurité. Il n’est pas surprenant que la même conception se soit appliquée au cycle solaire. Le solstice, caractérisé par le maximum de durée nocturne, représentait pour l’année ce qu’était la nuit pour la journée.
Le milieu de la nuit la plus longue constituait le point central de l’année. La détermination de ce moment privilégié supposait une série d’observations difficiles puisque les jours commencent à croître le soir depuis le 21 décembre alotrs qu’il faut attendre le 3 janvier pour qu’ils grandissent le matin. C’est le 23 décembre que se produit le solstice. La fête de Noël qui a pris la place de la célébration solennelle du solstice a été finalement fixée au 24 décembre dans la nuit. Ce décalage d’un jour s’explique par les diverses réformes du calendrier.
Soulignons que la détermination de cette fête requérait des calculs abstraits à partir d’observations concrètes. D’autre part, on perçoit le sens mystique des croyances attachées à cette nuit unique. On pressent le caractère fidéiste d’une adhésion à des phénomènes invisibles.
La célébration se déroulait sur douze jours. Mais on ignore si ces derniers encadraient le solstice ou s’ils le suivaient. La première hypothèse se soutient parce qu’il parait logique qu’une fête soit l’objet d’une préparation et d’une suite. La seconde éventualité trouve se justification dans le fait que notre actuelle Epiphanie remplace la célébration de l’accroissement matinal des jours. Quoi qu’il en soit, cette fête comportait une “veille” nocturne et donnait lieu à des manifestations symboliques en rapport avec tous les éléments de la nature: feu, eau, roches, animaux, végétaux.
En tant que représentation du soleil, source de la vie, le feu était l’objet de rites particulièrement importants. Il était recouvert de cendres avec précautions de façon à “couver” plusieurs jours dans l’âtre. Au cours de la nuit sainte, il était dégagé et réanimé. la première partie de cette nuit était réservée à la veillée plus solennelle et longue que les veillées quotidiennes. On prélevait des aliments en conserve pour en placer quelques échantillons près du foyer. Des gateaux étaient confectionnés et, dans les étables, on garnissait les mangeoires. Ces préparatifs s’effectuaient discrètement à l’intérieur des maisons. Au milieu de la nuit, le grand réveil se produisait. Chacun sortait de chez lui pour participer à l’explosion générale du renouveau invisible. On mangeait les gateaux de circonstance jusqu’à l’aube.
Puis, on allait répandre à travers les champs nus, la cendre qui avait protégé le feu afin qu’elle exerce son action bénéfique sur la terre endormie. Les charbons éteints étaient mis de côté pour protéger les maisons lors des orages d’été.
Les éléments : pierre, eau, air, étaient associés au renouveau général.


Les pierres étaient l’objet d’une vénération particulière. Réceptacles d’esprits, elles avaient la réputation de féconder les champs. Aussi allait-on visiter celles qui avaient servi à observer le soleil dans sa course : pierres verticales ou blocs surmontés d’un repère, appelées depuis “Pierres qui virent”. Des unions mystiques étaient censées se produire au cours de la nuit de Noël. Des pierres avaient la réputation de se déplacer pour aller se tremper dans une source ou une rivière voisine. D’autres se soulevaient pour libérer les richesses de l’An nouveau.
Les sources accueillaient les esprits bienfaisants qui venaient danser joyeusement alentour. Certaines d’entre elles voyaient leur eau devenir rouge comme le sang vivifiant ou le feu. Des serpents sortis des profondeurs de la terre ou de la roche, se rendaient aux fontaines pour y déposer les semences de vie.
Les airs frémissaient des poursuites d’animaux symboliques chassant devant eux les esprits de la mort afin d’assurer le triomphe de la vie nouvelle. Cette croyance est restée très vivace au cours des siècles. Elle prit le nom de Mesnie Hellequin au Moyen Age ou de Chasse Sauvage et représentait la lutte entre les puissances destructrices et celles du renouveau, lutte gigantesque qui assurait finalement la victoire des dernières.
Les animaux ne restaient pas étrangers à ce renouveau. Certains d’entre eux étaient plus représentatifs comme le cerf dont les bois tombent pour repousser plus grands chaque année. Ils étaient bien qualifiés pour anéantir les forces d’anéantissement. Le sanglier qui a des portées nombreuses, le cheval à la course rapide et d’autres étaient censés se livrer à la chasse des mauvais esprits. Les humbles habitants des étables participaient à l’oeuvre de renaissance. C’est pourquoi les hommes leur prodiguaient des soins vigilants en cette période cruciale. Durant cette dernière nos frères inférieurs participaient plus étroitement au monde de l’au-delà ce qui fit dire qu’ils étaient alors doués de la parole.
Les végétaux qui paraissent inanimés pendant l’hiver servaient aussi de symboles puisque au printemps ils vont de nouveau éclater d’activité. Les graines étaient associées aux rites du feu ou aux festivités alimentaires. Il est vraisemblable que ces graines, placées près du feu pendant les douze jours du cycle de renouveau, étaient mêlées le dernier jour à la provision destinée aux semis ou aux mets rituels de clôture, comme la fève enfermée dans le gateau du 6 janvier.


Le gui tenait une placé particulière. Cette petite plante parasite semble pleine de vigueur avec ses feuilles vertes et ses graines gorgées de liquide visqueux alors que l’arbre sur lequel elle se trouve est, lui, en complète léthargie. Bravant la chute des feuilles et le froid stérilisant, elle fait plus qu’annoncer la permanence de la vie qui va renaître, elle la contient déjà et le montre. De plus les oiseaux peuvent se nourrir de ses baies en ce temps de disette. C’est pourquoi les Gaulois allaient cérémonieusement en cueillir quelques bouquets qu’ils suspendaient au dessus du foyer. L’année se renouvelait sous le signe du gui. L’image des druides se rendant dans la forêt pour y cueillir le gui avec une faucille d’or sur le chêne est trop familière pour que nous nous y étendions. On sait que le chêne ne porte pour ainsi dire jamais cette plante parasite. La rareté même du phénomène pouvait inciter à des cérémonies solennelles. Mais la pratique plus simple effectuée par chaque famille était courante sans doute.
Comme nous venons de le voir la nuit sainte devait se situer au milieu du laps des douze nuits les plus longues. Les dix premiers jours comportaient des offrandes de toutes sortes aux puissances de l’Autre Monde.


Divers aliments liquides étaient répandus sur les pierres aménagées à cet effet sous la forme de cupules et de rainures ou dans les fontaines. Ce rite rappelait l’habitude primitive de faire des cadeaux en vue d’obtenir des bienfaits en échange. La Natrure généreuse ne manquait pas de répondre à cette invitation et sans attendre ses dons printaniers on représentait sa générosité par des cadeaux mystérieux offerts aux enfants et par des gâteaux, prémices des récoltes à venir (*).


Ces diverses pratiques sont remarquables par l’étroite interpénétration des éléments qui les composent. Le bois sert au feu, les graines sont associées à son sommeil et à sa résurrection, le gui, les mets, les champs sont associés comme les animaux à l’activité mystérieuse de la gestation générale. Cette cohérence aux innombrables facettes est un trait caractéristique de la religion gauloise.

(*) Il semble bien que notre croissant, consommé le matin exclusivement, soit le successeur du gâteau de cette fête solsticiale. Dans certaines régions, il était distribué en même temps que l’on disait la formule “Aguilaneu” ce qu’on a traduit, probablement par erreur: Au gui l’an neuf. Certains rapprochent cette formule d’une phrase celtique signifiant: le blé lève.”

Etienne Renardet: “Vie et croyances des gaulois avant la conquête romaine”.
_________________
sachez oser mériter le pouvoir


Revenir en haut
heidr


Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2008
Messages: 201

MessagePosté le: Mar 10 Mar - 12:16 (2009)    Sujet du message: Bientôt les fêtes d'Eostre Répondre en citant



Pour Ostara, Gaîa nous offre une nouvelle nappe d'autel.



Bientôt le printemps fetera "Le Printemps", les déesses associées au renouveau et à la "remontée des enfers" seront à l'honneur ainsi que les dieux symbolisant le feu constructif solaire.

Qui sont-elles et qui sont-ils, quels sont les mythes associés à Ostara, que faisaient nos ancêtres à cette occasion?
Pour assister au réveil de notre Mère chérie, essayons de comprendre toute l'importance de ce sabbat pour la nature ainsi que pour notre corps et notre psychisme.
Votre contribution et vos témoignages sont les bienvenus, nous avons tous ressenti cette montée d'energie qui est à son paroxysme au printemps, est-ce notre animalité qui ressurgit ? sentons-nous les vibrations de la terre qui s'éveille ? sommes nous connectés à d'autres forces ?

Comme à Yule, cette fête est chargée de symboles qui ont traversés des millénaires avant d'arrivés jusqu'à nous qui sont autant de messages et de souvenirs précieux. Un de nos devoirs et de les decripter, les comprendre afin de pouvoir savourer pleinement les saveurs et la sagesse de la déesse Eostre


H

_________________
sachez oser mériter le pouvoir


Revenir en haut
heidr


Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2008
Messages: 201

MessagePosté le: Mar 10 Mar - 21:27 (2009)    Sujet du message: Ostara suite... Répondre en citant


Le point de départ du pélérinage que je vous propose sera la fête Pascale, dont nous avons presque tous été imprégnés par nos structures familiales et sociales.
Puis nous continuerons notre voyage dans les tourbières et forêts sauvages de l'Europe du nord, à la recherche des anciennes divinités celtiques qui nous conduiront et nous aiderons à découvrir les origines et les symboles de cette fête. Ces Divinités nous inviterons certainement à nous rendre également dans le berceau de toutes les religions à caractère monothéiste, le moyen et proche Orient ainsi que les pays méditérranéens de l'antiquité.


Au départ donc, nous avons la fête de Paque Christique telle que nous la connaissons, la resurrection du Christ dont le sacrifice raye à jamais les fautes ataviques humaines.Il est l'Agneau Pascale que le peuple immole pour expier ses fautes.
Mais ne nous attardons pas sur cette histoire qui, soyons honnêtes, ne nous concerne que trés peu, voir pas du tout à l'origine, sans renier bien entendu que la symbolique Christique a permis au moins de conserver nombre de pratiques cultuelles paîennes et celtiques sous son couvert. Mais ceci est une autre histoire.


Rendons nous dés à présent dans les landes venteuses et les clairières reverdies, où lapins et lièvres, familiers de la déesse Eostre, gambadent gaiement en compagnie des gnomes et autres fées, sur des airs que flûtent malicieusement les virtuoses Faunes.

Cette ancienne déesse nordique de la fertilité est connue également comme Easter, nom qui semblerait provenir de AUS ou AES c'est-à dire EST. Donc elle est intimement liée à la fertilité, au printemps, au soleil naissant. Pourtant les origines de cette déesse sont un peu obscures et elles méritent que l'on s'y penche.
Si elle n'est pas trés connue dans la mythologie nordique, c'est Bede Le Vénérable( 679-735 ) qui la cite pour la première fois dans son oeuvre "De Temporum Ratione", où elle parait liée au printemps et à la fertilité des terrains agraires.
On a pu supposé que cette déesse était une pure invention de Bede Le Vénérable mais la logique attachée à ce pieux et trés chrétien personnage nous prouve que cette supposition n'est pas trés plausible. Grimm, le remarquable spécialiste de la mythologie germanique décrit dans sa" Deutsche Mythologie" une divinité nommée Eostre, vectrice de fertilité et personnifiant la lumière de l'est, l'aurore de l'année, l'équinoxe de printemps qui fut nommé par les celtes "Eostur-Monath" et ultérieurement "Ostara".



En ce temps là ce n'était pas les cloches qui apportaient les oeufs de paques aux enfants mais le lapin ou le lièvre. D'ailleurs cette tradition perdure encore dans certaines contrées reculées de France et de Navarre, telle la Lorraine pour ne pas la citer et dont je suis originaire, en Allemagne, Benelux ainsi que dans toute l'europe du nord.



L'oeuf et le Lapin, protagonistes incontournables d'Ostara au prochain épisode

H
_________________
sachez oser mériter le pouvoir


Revenir en haut
heidr


Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2008
Messages: 201

MessagePosté le: Mer 11 Mar - 11:18 (2009)    Sujet du message: L'Oeuf et ses symboles Répondre en citant


En courant de par le monde et en se penchant sur les diverses cosmogonies, on s'apperçoit que les légendes concernant la naissance du monde germe souvent dans un oeuf, qu'elle soit d'extrême Orient, du Bassin méditérranéen, ect... La symbolique de l'oeuf se retrouve chez la plupart des peuples où la pensée traditionnelle du sacré n'a pas été remplacée par la théologie de type biblique.





Au commencement était le Non-Etre, il fit l'Etre. Il grandit et se changeat en Oeuf. Il se reposa puis sa coquille se fendit en deux partie, l'intérieur se dissémina pour constituer les éléments.
Dans la pensée Chinoise, il est Tao engendrant le Yin et le Yang. Dans d'autres légendes, on fait appel au serpent afin qu'il couve l'oeuf, celui-ci finit par l'enserrer tel que la coquille se brise pour donner naissance à la bipolarité.
L'androgénéité de l'oeuf primordiale inspire Platon qui cite dans "Le Banquet" :
-<< Jadis, raconte Aristophane (l'un des convives), notre nature n'était pas ce qu'elle est à présent, elle était bien différente. D'abord il y avait trois espèces d'hommes et non deu. Comme aujourd'hui le mâle et le femelle et outre ces deux-là, une deuxième composée des deux autres. Le nom seul en reste aujourd'hui, l'espèce a disparue. C'était l'espèce Androgyne qui avait la forme des deux autres : mâle et femelle dont elle était formée, aujourd'hui, elle n'existe plus, ce n'est qu'un nom décriée.>>
L'état d'androginie primitive convient davantage aux dieux qu'aux hommes. Eros ( celui qui revele ), le premier des dieux avait des ailes, deux sexes et quatres têtes. Eros représente la vie dans finalité germanative.
Hélène de Troie serai née d'un oeuf de couleur rouge-orangé trouvé et caché par Léda, un oeuf lunaire tomba sur terre et s'ouvrit pour laisser apparaître la déesse syrienne de l'amour. D'autres affirment que c'est la déesse primordiale elle-même qui a pondu l'oeuf du monde aprés s'être unie au serpent Ophion, elle le couvera ensuite sur les eaux sous la forme d'une colombe.

La résurrection christique apporte une nouvelle dimension à l'existence, celle de l'immortalité, c'est pourquoi une des images sacrées de l'oeuf est aussi une sorte de "tombeau". Dés lors l'oeuf Pascale est à la fois tombeau et nid. Il est tombeau pour l'ancien : Adam meurt dans le Christ, la nature meurt en hiver, l'homme meurt au monde. Il est berceau pour la renaissance du "renouveau".
L'oeuf est "Pascal" parce que son sens comprend la mort comme un élément de la trinité Osirienne : Vie; Mort; Survie. Chez les égyptiens, l'oeuf était évoqué dans toutes les formules funéraires.
Le symbolisme de l'oeuf symbole d'immortalité trouve son expression dans l'image du Phoenix, on dit en éthiopie, que sentant sa mort approcher, le Phoenix pond l'oeuf dans lequel il retrouvera la vie.
Chez les Tziganes, il existe des oeufs ecrits pour les morts, ornées de lignes sinueuses ou brisées que seuls les défunts peuvent déchiffrer. On les portent sur les tombes ainsi ceux "qui ne sont plus là" partagent également toutes les joies familiales.

Appliqué à l'Alchimie, l'oeuf symbolise le vase dans lequel s'opère la transmutation de la matière, la" prima matéra", il porte le nom d'Oeuf à cause de sa forme mais surtout à cause du rôle de matrice qu'il joue/. Il EST l'Oeuf Phylosophique des Alchimistes.

Grâce à toutes ses attributions, l'oeuf est symbole de pureté, de sacré, de fertilité, d'integrité et de perfection.

En conclusion, je dirai que sa place dans l'inconscient collective à l'echelle humaine est des plus importantes, comme l'illustrent si merveilleusement les Oeufs Fabergés de la Maison Impériale de Russie.
Mais dites-moi ...Qui de l'oeuf ou de la poule ?





H
_________________
sachez oser mériter le pouvoir


Revenir en haut
mahetouna


Hors ligne

Inscrit le: 11 Fév 2009
Messages: 24
Localisation: PARIS 20

MessagePosté le: Ven 13 Mar - 13:48 (2009)    Sujet du message: Sabbats et Esbats Répondre en citant

Merci Heidr , voici de quoi manduquer et surtout comment intégrer cette symbolique dans son quotidien, et se couler dans le rythme naturel de l'univers, se fondre dans ses rytmes, l'accompagner dans ses cycles,et laisser s'ajuster nos battements et vagues de vies internes avec la grande pulsation originelle. Nous sommes réellement la racine vivante de ces symboles.
Maïtuna
_________________
QUOI DE NEUF ?


Revenir en haut
heidr


Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2008
Messages: 201

MessagePosté le: Lun 4 Mai - 09:09 (2009)    Sujet du message: Beltane Répondre en citant




« Esprits bienfaisants et âme des celtes
Veuillez accepter l’aide de nos bras et de nos forces
Pour qu’elles soient harmonieuses avec vos intelligences
Veuillez nous aider, nous guider, nous conseiller,
Pour que nos efforts conjugués,
Renaisse une Celtie plus belle
Dans laquelle vivront éternellement les âmes de celtes
Dans un ciel entièrement notre
Sous la Divine Lumière de l’Incréé !
Awen ! »




Beltane, appelée aussi « Veille de mai » était, avec Samain, la fête la plus importante du calendrier celtique. Contrairement à beaucoup d’autres fêtes païennes qui furent christianisées, Beltane ne fut remplacée par aucune autre fête chrétienne, mais on la considéra tout simplement comme démoniaque, et elle devint célèbre sous le nom de « nuit des sorcières ».
Selon la vision du christianisme, les caractéristiques de Beltane avaient des origines sataniques, et cette fête était définie comme diabolique car elle représentait un moment où les esprits des morts qui n’avaient pas trouvé la paix ainsi que le pouvoir des sorcières était présents. Ces esprits malveillants pouvaient cependant être tenus à l’écart en priant avec ferveur sainte Walpurgis, une religieuse anglaise ayant vécu au VIIIe siècle et qui était l’abbesse du monastère allemand de Heidenheim. La fête était dédiée au dieu Bel, connu sous le nom de Bélénos par les envahisseurs latins. La légende raconte que, après s’être accouplé avec la Déesse Mère Terre et l’avoir fécondée, Bel mourut pour renaître ensuite en tant que fils de la Déesse.
Dans un monde aussi incertain que l’était le monde celtique, il était indispensable d’effectuer des rites pour protéger les jeunes plantes en pleine croissance des éventuelles gelées tardives, et pour aider le bétail à poursuivre tranquillement sa gestation. C’est dans ce dessein que l’on allumait de grands feux afin d’éloigner définitivement le froid de l’hiver, et pour donner corps à certaines formes de magie propitiatoire à la fertilité. Auparavant, celles ou ceux qui avaient un compagnon (et quand on n’en avait pas, on en trouvait un pour l’occasion) s’éloignaient à la fin de la fête pour faire l’amour afin de renforcer la fertilité de la nature ; on considérait en outre que les enfants conçus au cours de cette nuit-là étaient dotés de pouvoirs magiques. Il était également d’usage de brûler un mannequin de paille, qui représentait l’hiver, le mal et la souffrance sur de grands bûchers, et cette coutume s’est perpétuée dans diverses fêtes à caractère populaire au cours desquelles on brûle la sorcière ou la vieille. En Ecosse et dans d’autres pays celtiques, la coutume consistant à sauter sur les braises du bûcher de Beltane pour favoriser la chance et la prospérité est toujours vivante.
On dressait ce que l’on appelait des « arbres de mai », symboles de la fertilité. Il s’agissait de jeunes arbres sans branches, coupés dans les bois, que l’on plantait au centre du village et que l’on décorait avec toutes sortes de friandises : bouteilles de vin et de cidre, fruits, saucissons, gâteaux, etc. Ensuite, les jeunes du pays se lançaient des défis mutuels et celui qui réussissait à grimper au sommet de l’arbre avait le droit de prendre tout ce qui y était accroché.
Dans d’autres régions, comme le centre de l’Angleterre, « l’arbre de mai » représentant le phallus du dieu était surmonté d’une guirlande de branches de sapin et de fleurs, qui était en revanche le symbole de la Déesse.
Le feu était la chaleur de la passion qui génère la vie et les feux allumés sur les collines et les hauteurs célébraient le retour de la vie et de la fertilité dans le monde. En Ecosse, les feux de Bel étaient allumés avec un instrument très ancien constitué par un axe coupé dans un chêne provenant d’un bois sacré (Miller H., Scenes and legends of the North of Scotland, Edimbourg, 1936). On pratiquait un trou dans cet axe, dans lequel on insérait un gros crochet issu du même chêne, et trois hommes le faisaient tourner en tirant une corde afin de libérer des étincelles qui mettaient le feu à l’amadou placé sous la pile de bois.
Le bois que l’on brûlait pour les bûchers de Beltane provenait de neuf arbres différents, déclarés sacrés par la tradition druidique : le sorbier, le chêne, le noisetier, le bouleau, l’aubépine, le sureau, l’if et le genévrier.
En ce temps-là, on allumait deux feux de Beltane l’un en face de l’autre et l’on faisait passer le bétail au milieu. Il était ainsi béni par la puissance du feu, protégé des maladies, et donnerait un lait abondant et de la bonne viande. De la même façon, les personnes et les objets qui passaient entre les deux brasiers s’en trouvaient purifiés. La danse était une autre particularité de Beltane, et tous, jeunes et vieux, dansaient autour des feux pour encourager la fertilité de la nature, et protéger leur propre santé et leur prospérité. Les jeunes gens qui voulaient s’unir en mariage se prenaient la main et sautaient ensemble par-dessus les braises du grand bûcher, car ce geste équivalait à des fiançailles. Une partie de la cendre du bûcher était ensuite conservée, on la considérait dotée d’un pouvoir thaumaturge et elle était utilisée comme médicament, tandis que le reste était répandu dans les champs pour favoriser la croissance des récoltes.
L’élection du Roi de Mai était un autre rituel très suivi. Pour représenter ce personnage, on choisissait un jeune homme robuste qui s’était distingué au cours de l’année par quelque fait particulier, on l’habillait de feuilles et d’écorces et on lui ceignait la tête d’un rang de cornes. Ainsi vêtu, il devait parcourir les bois à la recherche de la jeune déesse, personnifiée par une prêtresse de l’Antique Mère, habillée de fleurs. Tous deux s’éloignaient ensuite pour s’unir rituellement. Il est évident que l’Eglise ne pouvait que condamner ces comportements, que beaucoup définissaient comme étant orgiaques et coupables, alors que pour ces traditions, il s’agissait de célébrer l’amour considéré comme la force la plus puissante capable de mouvoir la roue de création. Le matin du 1er mai, les femmes sortaient très tôt pour recueillir la rosée, considérée comme thaumaturge, quelles conservaient ensuite dans de petites fioles, et dont elles se servaient pour purifier et soigner.
Le matin de Beltane était le seul moment où l’on pouvait cueillir des branches d’aubépine sans mettre en colère les fées qui y habitaient. On faisait ensuite sécher les fleurs pour les utiliser dans un but thérapeutique, et une petite guirlande tressée était accrochée au-dessus de la porte pour protéger la maison des esprits malveillants.



Joyeux Belotennia


H
_________________
sachez oser mériter le pouvoir


Revenir en haut
heidr


Hors ligne

Inscrit le: 04 Déc 2008
Messages: 201

MessagePosté le: Jeu 23 Juil - 22:13 (2009)    Sujet du message: lughnasadh Répondre en citant


lughnasadh ou l'assemblée de LUGH




Lughnasadh ou Lugnasad se fête le jour de la maturité de tous les fruits. Le sens éthymologique du terme est « assemblée de Lug ».
C’est une fête dont on a très peu de sources Gauloises, de fait nous sommes obligés de nous tourner vers l’Irlande, une fois de plus. Et là, les sources sont très pertinentes.


Histoire

Pour commencer grâce au texte de l’Assemblée de Tailtiu sur le rétablissement de la fête en 1006 par le souverain Maelsechlainn on peut tirer les conclusions suivantes :
Lugnasad était une fête en l’honneur de la Déesse Tailtiu qui représentait la Terre-Mère en Irlande, l’Irlande elle-même mais en tant qu’Omphalos (le nombril du monde, le point de l’espace où se rejoignent le ciel et la terre, les morts et les vivants, mais aussi où s’anihile le temps) royal. La souveraineté féminine de l’Irlande est ainsi mise en évidence, comme c’est souvent le cas. C’est Lug en personne qui fut le promoteur de la fête en l’honneur de sa nourricière. Celle-ci est morte pour assurer la perennité de son peuple et chaque fête lui permet de « revenir » pour maintenir la richesse matérielle.
Pour célébrer cette fête, les jeux étaient à l’honneur, des jeux funèbres en l’honneur de la Mère de Lug. Les richesses doivent être exposées : or, argent, jeux, musique etc. On faisait aussi des concours d’éloquence, le tout dans la bonne humeur obligatoire, pas de querelles, l’amitié devait prévaloir avec l’honnêteté, la légèreté. La magie noire était interdite également.
Lugnasad était une fête obligatoire (sous peine d’orgueil et de vieillissement prématuré mais pas de mort comme pour Samonios), divine, perpétuelle, royale garantissant la paix et l’abondance. Les druides y assistaient en faisant des concours de l’éloquence et de science dans un esprit de coopération, les guerriers aussi mais pas à cheval et en paix, et enfin le peuple des agriculteurs, respecté pour sa fonction utile à la royauté et au bien-être de chacun.
En transposant cela pour la Gaule, la fête peut tout à fait demeurer une fête en l’honneur de notre sol et de la Terre-Mère (sans son aspect de fertilité dévolu ici au roi) tout en fêtant la souveraineté de son Fils Lugus, un des Dieux les plus importants du panthéon celtique gaulois également.
Un autre texte intéressant nous fourni des informations relativement similaires : l’assemblée de Carman. Il nous enseigne aussi que la fête se célébrait dans un lieu sacré parsemé de tombes princières. Le folklore a gardé cet aspect et on fête souvent Lugnasad sur un site préhistorique et/ou en hauteur.
Les jeux duraient environ une semaine, l’amitié, la paix, l’abondance matérielle et la pureté morale (il est même interdit de se moquer des autres) sont à l’honneur. Les musiciens jouent qu’ils sont bons ou non, on montre ses compétences dans divers domaines. Et le roi récompensait chacun selon son art.
Le festin quant à lui, n’était pas le but de la fête, on ne vient pas fêter Lugnasad pour manger. Cela n’empêche, cependant pas, de profiter enfin des récoltes : pommes de terre, céréales, blé, avoine et orge
Le roi montre les meilleurs côtés de la royauté, le don de soi et le partage, la générosité royale. C’est lui le moteur de la fête, les druides ne sont que participants sans cérémonie religieuse. Lug étant souvent considéré comme le roi des Dieux, se retrouve être l’archétype du bon roi, à l’honneur pour cette fête qui fait rêver lorsqu’on regarde notre société aujourd’hui et ses nombreuses inégalités…
On retrouve dans cet aspect de don royal, un côté solaire très marqué, rayonnant et généreux.
Dans cette atmosphère d’honnêteté, il semble pertinent de favoriser les échanges commerciaux et économiques (foires et autres échanges), le règlement des questions politiques, les mariages, l’audition des poètes et musiciens, les trèves militaires etc.
A Lyon, anciennement Lugdunum, ville de Lugus, se tenait une assemblée à la même date : le conseil des Gaules. Le coïncidence est étonnante, si c’en est une. Mais les Gaulois étant très proche des Irlandais, et conscient de leur unité religieuse et linguistique n’ont pas pu mettre en place cette fête par hasard. Nou avons peu d’informations sur elle mais on sait qu’elle était politique et religieuse.
Si vous souhaitez faire une cérémonie, peut-être est-il important de mettre l’accent sur les valeurs humaines et sociales, sur la politique et les changements à apporter, sur la paix dans le monde, les respects des êtres humains et de la Terre-Mère. Pour cela appellons Lugus, le grand médiateur entre le ciel et la Terre… Il n’est pas nécessaire de faire un rituel complexe d’offrande, les sacrifices étant absents de cette célébration, mais il me semble important de rétablir Lugnasad dans ses valeurs premières et de l’adapter à notre époque. La christianisation en a fait une fête uniquement agraire (récoltes, moissons) et à lire les descriptions de cette fête et l’accent mis sur les moissons systématiquement, il apparaît que beaucoup de païens ont été influencés par cette vision simpliste de la fête. Pourtant il faut bien garder à l’esprit son aspect paradoxal : la mort et la joie de l’abondance se côtoient.



Le visage du principe feminin lors de Lughnasadh


Lughnasadh est l’automne celtique. La nature est sèche souvent, la chaleur du soleil a déjà fait jaunir quelques feuilles voire quelques arbres. Mais cela dépend de la région où vous vivez, le visage de la Déesse est assez différent selon les lieux…
C’est une bonne période pour rendre grâce à la Déesse de ce qu’elle nous a accordé suite aux prières et aux rituels des fêtes précédentes. Rosmerta, la Déesse de l’abondance peut être mise à l’honneur en plus de Lugus mais la Grande Déesse Mère également.
La Mère est considérée comme généreuse et son don est gratuit, comme doit l’être celui du roi en cette période. La maternité nous offre le moyen de découvrir cette facette en nous, nous donnons à nos enfants sans compter et sans rien attendre en retour que leur bonheur et leur réalisation en temps qu’individu.
Lughnasadh est un bon moment pour remercier les mères terrestres, pour prier le Trois Matres familiales, et pour réfléchir à notre rôle de femme dans son aspect maternel (que nous ayons des enfants ou non). L’homme quant à lui peut aussi réfléchir à son côté paternel et aux nombreuses similitudes que son rôle peut avoir avec celui de la mère.
La notion d’union lors de Lugnasad est très forte : union du soleil et de la lune, des hommes et des femmes, fusion de la mère et de l’enfant. Le résultat de l’union est à méditer.



ET LE MASCULIN SACRE :


Lughnasadh (prononcer lou-nah-sah), qui signifie " l'assemblée de Lugh " (l'un des trois dieux principaux des Tuatha Dé Danann), marque le point médian de la moitié estivale de l'année, entre mai et novembre, et elle est la première des trois mois d'automne. Dans l'Irlande ancienne, elle marquait le commencement de la saison des moissons, qui continuait jusqu'à ce que les derniers moutons et les dernières vaches fussent ramenés des hauts pâturages à l'époque de Samhain. Les fermiers moissonnaient les premiers épis de blé, d'avoine et d'orge, et, dans les siècles ultérieurs, déterraient les premières pommes de terre. Les agneaux étaient sevrés, pour que leurs mères s'accouplent et conçoivent une nouvelle progéniture, qui naîtrait l'année suivante, à l'époque d'Imbolc. Les fruits doux grossissaient et mûrissaient - groseilles à maquereau dans le jardin, myrtilles dans la lande. Les dieux avaient tenu leurs engagements envers les hommes, et il était temps de célébrer la générosité de la terre.
        Lughnasadh est l'exact opposé d'Imbolc sur la Roue celtique de l'Année. Imbolc marque le point médian de la moitié de l'année sombre, " gam ", féminine, et c'était surtout une fête féminine, associée à l'accouchement et au lait, présidée par Brigit. Les célébrations étaient centrées sur le foyer et la famille. Lughnasadh se tient au milieu de la moitié claire de l'année, et était plutôt une fête masculine. Les festivités prenaient la forme de grands rassemblements à l'extérieur et de foires, et elles incluaient traditionnellement des activités masculines comme le commerce, les courses de chevaux, et l'établissement de lois. Au XIXe siècle, quand les grandes assemblées du passé furent réduites aux dimensions de pique-niques, et de marchés de campagne, la fête était encore appelée " Dimanche des Hommes ", dans de nombreuses parties de l'Irlande. 
        A l'époque chrétienne, la fête du 1er août devint Lammas, nom dérivé de " hlafmoesse " (messe du pain), en vieil anglais ; le pain fait avec les premiers grains mûrs était apporté à l'église et consacré sur l'autel. 
        Lughnasadh est la première récolte, lorsque les plantes printanières se fanent et laissent tomber leurs fruits ou leurs graines pour notre usage et pour assurer les récoltes futures. Cette fête n'était pas célébrée à un moment précis, car elle correspondait aux premières récoltes dans le " calendrier de la Nature " que suivaient tous les humains. 
        Les forces du Dieu déclinent en même temps que les jours se raccourcissent et que les nuits s'allongent. La Déesse demeure, avec une tristesse mêlée de joie, consciente que le Dieu est mourant et que pourtant il vit toujours en elle, dans l'enfant qui grandit dans son ventre. 

 
Lugh aux multiples arts 

 
        Le dieu qui initia la fête d'août, dans l'ancienne Irlande, se révèle moins clairement que Brigit, qui sous son revêtement de sainte demeura une présence vivante dans la vie des gens, longtemps après l'avènement du christianisme. Nous devons remonter encore dans le temps pour découvrir Lugh, mais Jules César nous donne un indice sur son identité et sa fonction, quand il écrit que le dieu adoré par la plupart des Gaulois était Mercure, qui, déclaraient-ils, était " l'inventeur de tous les arts ", le gardien des routes et des voyageurs, et un patron des affaires et du commerce. Les Gaulois appelaient ce dieu Lugus, et son nom fut donné à de nombreuses cités européennes, comme Leyde, Liegnitz et Lyon (Lygdunum), où une grande fête était célébrée le 1er août à l'époque romaine.
        En Irlande, Lugus devint Lugh, un héros reonommé des Tuatha Dé Danann. Certains érudits croient que son nom dérive du vieil anglais " lug ", " lumière, clarté ". Il était appelé Lugh Làmhfhada (lou law-vo-deuh), Lugh au Long Bras, qui pouvaient désigner les rayons du Soleil. D'autres considèrent plus vraisemblablement que son nom dérive d'un mot celtique, " lugio ", qui signifie serment, parce que Lugh était le patron des contrats sociaux. Son " long bras " peut simplement être une allusion à ses armes à longue portée, était donné qu'il était réputé pour habileté à la fronde et à la lance.
        Parmi les Tuatha Dé Danann, Lugh était appelé Samildànach (saw-vil-dawn-eukh), Aux Multiples Habiletés, ce qui veut dire qu'il était maître en de nombreux arts. Ces arts étaient non seulement l'artisanat, mais aussi la magie et la guerre.
 
 
 
 

_________________
sachez oser mériter le pouvoir


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:24 (2018)    Sujet du message: Sabbats et Esbats

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    le Sanctuaire de la Licorne Index du Forum -> Sagesses -> Racines Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
lpch_green par Leparachute
le Sanctuaire de la Licorne Index du Forum