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heidr


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MessagePosté le: Ven 13 Fév - 14:11 (2009)    Sujet du message: Héritages Répondre en citant

Le calendrier Egyptien ancien :


Tout au début de l'époque archaïque, avant le IVe millénaire, les Egyptiens utilisaient, pour leurs datations, lecycle lunaire, qui compte 354 jours.

Les douze mois lunaires comportaient alternativement 29 et 30 jours.

Ce calendrier, toujours en usage comme calendrier religieux chez les musulmans, aboutit à un décalage annuel de 11 jours par rapport à l'année solaire: ceci explique que les fêtes musulmanes ou le mois du Ramadan tombent successivement à toutes les saisons.

Tous les 32 ou 33 ans, le début de l'année lunaire peut coïncider avec le début de l'année solaire.

C'est probablement au XXVIIIe siècle av. Jésus-Christ, durant la IIIe dynastie de l' Ancien Empire pharaonique, que l'Egypte s'est dotée d'un calendrier beaucoup plus fixe, fondé sur l'apparition annuelle d'une étoile très brillante, Sirius (Sopedet, spdt, en Egypte ancienne, Sotis à l'époque hellénistique, Sirius par la suite) ; le lever héliaque (en même temps que le soleil) de Sirius en Egypte coïncidait avec la crue du Nil, pendant l'actuel mois de juin.

Ce lever héliaque n'est visible en Egypte qu'une fois par an, aussi l'année égyptienne comprit-elle à partir de ce moment 365 jours, répartis en 12 mois de 30 jours, et un 13e mois rajouté de 5 jours, " épagomène ".

Chaque mois comportait trois semaines de dix jours chacune. Ce système ne tenait pas compte du quart de journée supplémentaire par année que comprend le cycle solaire, sur lequel était pourtant fondée toute l'année agricole des anciens Egyptiens, qui comportait 3 saisons correspondant à la période de l'inondation, Akhet, de la germination, Peret, et de la moisson, Shemou.

Tous les 1460 ans, le début de l'année de Sirius tombe avec le début de l'année du cycle solaire.

A ce moment-là, on peut considérer cette année comme l'an 1460 de l'année solaire et 1461 de l'année de Sirius.

Lorsque les Egyptiens se rendirent compte qu'il manquait un jour tous les quatre ans, vers la fin de l'époque pharaonique, sous Ptolémée III, le décalage fut partiellement corrigé, en 238 av. J.-C. à Canope (ville qui se trouvait près d'Alexandrie) par les prêtres égyptiens astronomes: on ajouta 1/4 de jour, soit 6 heures, c'est-à-dire concrètement un jour tous les quatre ans, à chaque année du cycle de Sirius; c'est le " décret de Canope ", dont on possède quatre exemplaires (trois au musée du Caire, un au musée du Louvre).

Les Egyptiens ont ainsi corrigé leur calendrier en gardant leurs mois de 30 jours et en ajoutant tous les 4 ans1 jour au mois épagomène.



Le calendrier julien


Le calendrier égyptien fut à nouveau révisé et corrigé à l'aube de l' occupation romaine de l'Egypte, vers l'an 40 av. J .-C., à l'initiative de Jules César, d'où le nom de " Julien " attribué à ce calendrier; il compte 12 mois de 30 ou 31 jours, avec en février 28 jours pendant 3 ans, et 29 jours tous les 4 ans (années bissextiles) ; le calendrier julien attribua des noms d'origine latine aux 12 mois de l' année. Le calendrier julien est donc une adaptation du calendrier égyptien corrigeant les calculs à la façon romaine; pour cette raison, on peut établir une concordance fixe entre le calendrier copte et le calendrier julien,



Le calendrier grégorien

En 1582 ap. J .-C., le pape Grégoire XIII de Rome moditia le calendrier julien sur l'avis de ses astronomes qui avaient remarqué 10 jours de décalage entre la date des fêtes fixées au concile de Nicée en 325 ap, J.-C. et celles de son époque.

Ils en déduisirent qu'il y avait dans le calendrier 11 minutes 14 secondes de trop chaque année. Les astronomes relevèrent également un excédent de 22 secondes par an dans le calendrier lunaire.

Ces observations aboutirent au résultat suivant: addition d'une journée supplémentaire tous les 128 ans, soit 10 jours jusqu'en 1582, et 13 jours et 2 heures entre 1582 et 2000. Pour cette raison, le 5 octobre 1582 est devenu le 15 octobre de la même année.

Le calendrier grégorien est celui qui est le plus largement utilisé actuellement.



En Occident, au Vie siècle de notre ère (532 ap. J ,-C.), un Romain du nom de Dionysos calcula la date de la naissance du Christ comme étant l'an 753 de la fondation de Rome.

On sait maintenant par des repères historiques tels que la mort d'Hérode le Grand, le chapitre 3 de l'évangile de Luc et les textes de Flavius Josèphe, que Dionysos commit une erreur de 4 ans, si bien que le Christ est né 4 ans avant le début officiel de l'ère dite chrétienne.

Toujours est-il que la naissance du Christ telle qu'elle fut calculée par Dionysos allait désormais servir de point de départ en Occident pour les années de l'ère chrétienne.

Jusqu'au troisième siècle de notre ère, les Egyptiens n'avaient pas de point de repère très tixe pour compter les années: l'habitude voulait que l'on prenne comme point de départ l'année de l'accès au trône du souverain régnant.

A partir de 284 ap. J,-C., date de l'accès au trône du tyran romain Dioclétien, qui déclencha une persécution sans précédent contre les chrétiens, particulièrement sanglante en Egypte, cette date devint le point de départ de 1'" ère des Martyrs " ou " ère copte ", symbolisée par les lettres A.M. (Anno Martyrium).

Pour établir une concordance entre l'année de l'ère copte et celle du calendrier grégorien, il faut donc enlever 283 ans ( du 11/12 septembre au 31 décembre) ou 284 ans ( du 1er janvier au 11/12 septembre) à l' année grégorienne pour obtenir l'année copte ou ajouter 283 ans (du 1er tout au 21/22 kyahk) à 284 ans (22/23 kyahk au 5e ou 6e jour épagomène) à l'année copte pour obtenir l'année grégorienne.

Ainsi, l'an 2001 ap. J.-C. correspond aux années 1717-1718 de l'ère des Martyrs.
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MessagePosté le: Ven 13 Fév - 14:11 (2009)    Sujet du message: Publicité

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heidr


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MessagePosté le: Ven 13 Fév - 14:13 (2009)    Sujet du message: Janus et Janvier Répondre en citant

Janus, Le Dieu aux deux visages...






Il figure sûrement parmi les plus grands et les plus anciens dieux du Panthéon romain. Il serait même supérieur à Jupiter le dieu suprême.

Son histoire commence lorsqu'il s'est établi dans le Latium, après avoir accosté l'Italie avec sa flotte. Il recueillit Saturne, le dieu des Semailles et des Grains, chassé des cieux, alors qu'il régnait sur le Latium. En remerciement de son hospitalité, celui-ci offrit à Janus le don de la "double science". Ce pouvoir permettait de maîtriser la science du passé et celle de l'avenir, d'où la représentation de Janus avec deux visages orientés dans des sens opposés.

Janus eut aussi un fils, Tiberinus, qui se noya dans le Tibre et donna son nom à ce dernier.

Viennent alors de nombreuses autres attributions telles que celle de gardien des portes (Janus Bifrons), ce qui justifie encore son double visage. Il est également le dieu du Commencement (Januarius peut se traduire par "janvier" ou "mois de Janus") et des Quatre Saisons (Sa tête est alors représentée non pas avec deux visages mais avec quatre).

Les Romains ouvraient les portes de son temple en temps de guerre, pour montrer que le dieu était parti combattre, puis ils les refermaient durant la paix, ce qui symbolisait sa réintégration dans son sanctuaire ; il pouvait ainsi veiller sur la ville.

De par ses attributions, Janus était le dieu principal d'une cité qu'il pouvait surveiller dans tous les sens, sans que rien ne lui échappe.Chez les Saliens, prêtres qui tirent leur nom du verbe salire ("danser"), il est même considéré comme le "dieu des dieux" dans leur hymne.

Il était également le premier nommé dans toutes les listes de dieux et dans toutes les prières, avant même Jupiter.

Son prêtre portait le nom révélateur de rex sacrorum ("roi des choses sacrées") et son temple à Rome était assez petit et clôturé (sauf en temps de guerre, bien sûr), en bronze. Il se situait sur le forum et portait le nom de Janus Geminus, ou "double Janus". Un passage voûté traversait le sanctuaire à l'est et à l'ouest.

Ovide a raconté que Janus s'appelait Chaos à l'époque où l'air, le feu, l'eau et la terre ne formaient qu'une masse. Quand les éléments se séparèrent, Chaos prit sa forme de Janus; ses deux visages représentent la confusion de son premier état. D'autres légendes font de Janus un roi de l'âge d'or du Latium. Il y aurait accueilli Saturne chassé du ciel par Jupiter.

L'origine de son nom est Incertaine. Cicéron la cherche dans le verbe ire. D'autres préfèrent le radical div (dividere) et supposent que la première forme du nom était Divanus. Une troisième hypothèse envisage une forme Ja, na, parfois employée pour Diana, dont la racine dius ou dium évoquerait l'idée du ciel lumineux.

Cette dernière étymologie s'accorde avec la constatation que Janus fut à l'origine un dieu solaire. Comme on le voit, ses attributions sont nombreuses, importantes, et dérivent les unes des autres.

Le culte de Janus fut établi soit par Romulus, soit par Numa, et resta toujours populaire chez les Romains. Janus figurait en tête dans les cérémonies religieuses, et, en sa qualité de père des dieux, passait le premier dans leur énumération, et même avant Jupiter. On l'honorait au premier jour de chaque mois, et le premier mois de l'année (Januarius) portait son nom.

Étant le dieu des portes, il est par le fait même celui des départs et des retours, et par extension celui de toutes les voies de communication. Sous le nom de Portunus, il est considéré comme le dieu des ports; et comme on voyage aussi bien par eau que par terre, il passe pour avoir inventé la navigation.

Janus était aussi le dieu des commencements, Dieu solaire, il présidait au lever du jour (Matutinus Pater). On ne tarda pas à le considérer comme le promoteur de toute initiative et, d'une façon générale, il fut placé à la tête de toutes les entreprises humaines. De là vient que les Romains lui attribuèrent un rôle essentiel dans la création du monde. Il passa pour le dieu des dieux, Janus Pater.
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MessagePosté le: Ven 13 Fév - 14:17 (2009)    Sujet du message: Le dieu des portes et des passages Répondre en citant

Le Dieu des portes et des passages



Janus (en latin, « porte », ou «barbacane») présente ce trait particulier d'être un dieu essentiellement italique et plus précisément romain. Il ne figure dans aucune autre mythologie et pourtant l’aspect symbolique qu’il recouvre ne trouve pas uniquement ses sources dans la culture du latium.

Janus est d’abord le dieu de toutes les portes : des portes publiques ( jani ), sous lesquelles passaient les routes, et des portes privées. Il a donc pour insignes la clé qui ouvre et ferme la porte, et la baguette (virga) dont les portiers se servent pour écarter tout ce qui ne doit pas franchir le seuil. Ses deux visages (Janus bifrons) lui permettent de surveiller le dehors et l'intérieur du logis, comme l'accès et la sortie des portes publiques.

Sur le point de ses attributs particuliers, René Guenon fait état d’un curieux document représentant expressément le Christ sous les traits de Janus. Il s’agit d’un cartouche peint sur une page détachée d'un livre manuscrit d'église, datant du xve siècle et trouvée à Luchon, le médaillon représente un buste de Janus Bifrons, avec un visage masculin et un visage féminin, ainsi que cela se voit assez fréquemment; il porte une couronne sur la tête, et tient d'une main un sceptre et de l'autre une clef.

Sur les monuments romains Janus se montre, comme sur ce cartouche la couronne en tête et le sceptre en la main droite, parce qu’il est roi; il tient, de l'autre main une clef qui ouvre et ferme les époques; c'est pourquoi, par extension d'idée, les Romains lui consacraient les portes des maisons et des villes. Dans la quatrième des grandes antiennes d'avant Noël, la liturgie sacrée acclame ainsi Jésus : « O Clavis David, et Sceptrum dornus lsrael».

L'interprétation la plus habituelle des deux visages de Janus est celle qui les considère comme représentant respectivement le passé et l'avenir; cette interprétation, tout en étant très incomplète, n'en est pas moins exacte à un certain point de vue. C'est pourquoi, dans un assez grand nombre de figurations, les deux visages sont ceux d'un homme âgé et d'un homme jeune; l'emblème dont il est fait mention ici se montre cependant plus précis. En effet, un examen attentif ne permet pas de douter qu'il s'agit du Janus androgyne, ou Janus-Jana et il est à peine besoin de faire remarquer le rapport étroit de cette forme de Janus avec certains symboles hermétiques tels que le Rebis, mais aussi avec le mythe de l’être humain unique de la création, celui qui serait homme et femme et que l’Éternel aurait séparé en deux entités. Un être unique que l’on retrouve dans le « banquet » de Platon, mais aussi dans la Bible où, dans un premier temps, au premier livre de la Genèse « Dieu créa l'homme à sa semblance, à la semblance de Dieu il le créa, homme et femme il les créa », puis, comme pour compléter la création, dans le second livre de la Genèse l’Eternel tire la Femme du côté de l’Homme. Ce n’est pas ici le moment d’aborder le symbolisme propre de Ish et Isha, contentons-nous de constater que l’image de Janus est parfois Androgyne, comme pour rappeler que l’être humain est double.

Étant le dieu des portes, il est par le fait même celui des départs et des retours, et par extension celui de toutes les voies de communication. Sous le nom de Portunus, il est considéré comme le dieu des ports; et comme on voyage aussi bien par eau que par terre, il passe pour avoir inventé la navigation.

Mais le symbole qui nous arrêtera ici est plus particulièrement celui des commencements.

Dieu des commencements, des portes, entrées et passages, Janus est le dieu de l'initiation (initiare signifie "commencer"). En vertu d'un certain symbolisme astronomique sur lequel semble reposer les cultures sacrés les plus anciennes, on soulignera aussi les liens fort étroits entre les deux sens suivant lesquels les clefs de Janus peuvent être considérées, soit comme celles des deux portes solsticiales, soit comme celles des « Grands Mystères » et des « Petits Mystères ».

Ce symbolisme auquel nous faisons allusion est celui du cycle zodiacal, et ce n'est pas sans raison que celui-ci, avec ses deux moitiés ascendante et descendante qui ont leurs points de départ respectifs aux deux solstices d'hiver et d'été, se trouve figuré au portail des cathédrales. On voit apparaître ici une autre signification des deux visages de Janus : il est le « Maître des deux voies » auxquelles donnent accès les deux portes solsticiales, ces deux voies de droite et de gauche que les pythagoriciens représentaient par la lettre Y. Ce sont ces deux mêmes voies que la tradition hindoue désigne comme la « Voie des Dieux » et la « voie des ancêtres » ce qui nous ramène à l'idée de l'initiation aux mystères.

Enfin, ces deux voies sont aussi, en un sens, comme les portes par lesquelles on y accède, celle des cieux et celle des enfers et l'on remarquera que les deux côtés auxquels elles correspondent, la droite et la gauche, sont ceux où se répartissent les élus et les damnés dans les représentations du Jugement dernier, qui se rencontrent si fréquemment au portail des églises, et non en une autre partie quelconque de l'édifice.

Ces représentations, expriment quelque chose de tout à fait fondamental c'est-à-dire une sorte d'abrégé synthétique de l'Univers Dans la symbolique chrétienne, ces deux voies ont été remplacé par les deux Jean. Jean le baptiste, ouvrant la Porte du Ciel, est devenu le patron de tous les Initiés et, bien entendu, des Francs-Maçons.
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MessagePosté le: Ven 13 Fév - 14:24 (2009)    Sujet du message: Februaa et Fevrier Répondre en citant

FEBRUA
FEVRIER
Le Dieu Purificateur



Février, deuxième mois du calendrier julien et grégorien, mais jadis février fut le dernier mois de l’année romaine.

Le roi Numa vers 700 av-jc le consacra à un dieu dont nous avons perdu le souvenir « Februa ou Februus », divinité étrusque de la mort et de la purification, qui progressivement fut assimilé à Dis Pater ou avec Pluton (Hadès) », deux noms pour un même dieu, quoique Dis Pater n’est pas un dieu grec naturalisé à Rome, mais une vieille divinité italienne de la première génération des dieux. Son culte fut associé à celui de Saturne à qui les Pélasges faisaient des sacrifices humains, Dis Pater recevant la tête des victimes.

Une chapelle lui était consacrée dans le temple de Saturne, se trouvant au pied du capitole.

Hercule mit fin à ces sacrifices humains, substituant les têtes par des poupées pour Dis pater et Saturne eut droit à des torches.

Les Romains pour leur part sacrifiait à Pluton des taureaux noirs et à Proserpine son épouse des génisses noires, de mémoire il me semble que dans des cas exceptionnels, les Romains pouvaient sacrifier des hommes aux dieux infernaux, notamment des esclaves noirs.

Dans la Légende des mois (1881), il est écrit que février ne porte pas le nom du mois auquel il fut consacré, et selon l’auteur c’est à Neptune que ce mois fut dédié.

En effet, le mois de février est un mois pluvieux et dans la Rome antique : « Tous les trois ans, à Corinthe, on célébrait en l'honneur de Neptune les jeux Isthmiques. » Donc les Romains ont fait coïncider le culte de deux dieux au cours de ce mois, toutefois le dieu étrusque Februa, avait un triple aspect, outre le fait d’être le dieu de la mort, le dieu de la purification, il était aussi le dieu (Febris) de la malaria (paludisme), ce qui le mettait en relation avec l’eau. Les Romains en adoptant les cultes, les rites des Etrusques et des Sabins les ont adaptés à leurs pratiques et à leurs Dieux.

L’auteur de la Légende des mois, relie l’origine de février à « februarius, du mot latin februare, qui signifie purifier. A cette époque de l'année avaient lieu, en effet, des fêtes publiques expiatoires appelées Fébruales. Ces fêtes, qui commençaient le 1er février et qui duraient huit jours, avaient été instituées en l'honneur des morts. » Plus précisément ce qui se rapportait aux expiations était désigné sous le terme générique de « fébrua Quœamujue purgamenti causa » et c’est en raison de ces fêtes expiatoires que le dernier mois de l’année romaine fut appelé fébrua rfus.

L’année primitive ne commençant qu’au mois de mars, avant de franchir la nouvelle année les Romains se débarrassaient des souillures des mois précédents par toute une série de rites expiatoires et de lustrations.
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MessagePosté le: Mar 24 Mar - 10:31 (2009)    Sujet du message: MARS Répondre en citant





Le mois de mars est le mois dédié au dieu romain de la guerre du même nom. Il était fils de Jupiter et de Junon, d’autres mythes disent qu’en réaction a la naissance de Minerve, conçut par Jupiter, Junon engendra Mars toute seule, grâce à une plante qui produisit cette auto-fécondation.

A ces époques reculés, tous les peuples « l’adoraient », son nom fut aussi donné à un jour de la semaine : mardi, à une planète « et enfin au métal, le fer, qui servait à fabriquer les armes de guerre. Le mois de mars était symbolisé par un homme vêtu d'une peau de louve, en souvenir de la nourrice de Romulus. Le dieu Mars était représenté sous la figure d'un guerrier terrible. Le coq, symbole de vigilance, lui était consacré. On sacrifiait sur ses autels des loups et quelquefois des victimes humaines. Le poète Ausone place auprès de lui un bouc pétulant, une hirondelle qui gazouille, un vase plein de lait, qui, avec l'herbe verdoyante, annoncent le retour du printemps. Dans les combats, il était accompagné de ses fils Phoibos et Déimos (la Crainte et l'Effroi) qui attelaient et conduisaient son char, ainsi que d'Eris (la Discorde), sa compagne et sa soeur, qui se tenait à ses côtés. »

Mars est le pendant grec du dieu Arès, il incarne la force brutale et la violence, parfois la pleutrerie ou la couardise. Ce dieu « se rendit détestable de tous les immortels » et des hommes. Bien qu’il fusse l’un des douze dieux olympiens, il n’était pas moins un dieu secondaire qui cédait le pas à Athéna déesse de la sagesse et de la guerre, et aussi à Apollon un dieu bien plus guerrier et meurtrier « Zeus explique sans pitié à Arès la position hiérarchique dont il a hérité : « Cesse de te plaindre à moi, Dieu changeant ! Je te hais le plus entre tous les Olympiens, car tu n'aimes que la discorde, la guerre et le combat, et tu as l'esprit intraitable de ta mère, [Héré], que mes paroles répriment à peine. C'est son exemple qui cause tes maux. [...] Méchant comme tu es, si tu étais né de quelque autre Dieu, depuis longtemps déjà tu serais le dernier des Ouraniens ». Autrement à Rome, il est parfois confondu avec la déesse Bellone.

Toutes les peuplades avaient leurs dieux de la guerre, nous le mettons au pluriel, car il y avait plusieurs dieux de la guerre ou il était accompagné par d’autres dieux, comme dans le cas d’Arès ou de Mars.

Au vu du rapport entre l’Egypte et la Grèce, nous sommes bien sûr tenté de rechercher la déité égyptienne ayant donné naissance à Arès, l’ayant inspiré : « Montou Onouris ou Anhour Reshep Neit Mout Miysis Bastet Apedemak. » Les Egyptiens en avaient un certain nombre, toutefois c’est dans les mythes sumériens que nous retrouvons la « fable de Mars ou d’Arès »



« Sous le nom de NINMAH ou INANNA, elle devenait la dame majestueuse et la mère de toutes les créatures vivantes. Considérée comme la protectrice de la nature et des animaux sauvages épris de liberté, elle aime les sentiers sauvages et les oasis des déserts. Sur terre elle habita l'île de Dilmoun que la légende considère comme l'endroit où se trouvait le Paradis terrestre ...

C'est là qu'elle se serait unie à ENLIL pour lui donner un fils qu'ils appelleront Ninhourta ou Ninurta. Cet enfant qui se présenta sous la forme d'un grand oiseau dont les ailes déployées dans le ciel annonçaient l'orage, (la fertilité des graines, donc la nourriture). Il reçut en grandissant la possibilité d'être tantôt l'oiseau de proie, (comme Horus le fils d'Isis et d'Osiris que les égyptiens représentaient sous la forme d'un faucon), tantôt Ninhourta symbolisait un homme conducteur de char avec une tête de lion, lorsqu'il se lançait à l'assaut des adversaires. C'est pourquoi les sumériens le considérèrent également comme leur dieu de la guerre. »

Ninurta (= Seigneur de la Terre) - Fils d’Enlil, dieu de la guerre et de la chasse : le Nemrod de la Bible. D’abord tenu pour dieu de l’agriculture. Il est à partir du IIIe millénaire très célébré pour avoir été le champion des dieux et le sauveur du pays contre les barbares.

Et nous retrouvons la figure originaire du dieu de la guerre en la personne du Nemrod biblique, et toujours dans cette histoire universelle déclinée des milliers de fois sous toutes les latitudes.

En Gaule, le dieu se rapprochant de mars est Esus, dieu forestier, dieu de la guerre et de la mort violente, mais aussi des récoltes, destructeur et coléreux, il est souvent assimilé au Mars romain ou à Janus bifrons. Son attribut est le gui du chêne. Signalons Belenos surnommé le brillant identifié à apollon ou a Mars, dont le nom à la même racine que le mot latin signifiant guerre, bellus, et Teutatès qui était assimilés à Mercure ou Mars.

Les nordiques quant a eux avait : « Tyr, dieu de la guerre – frère d’Odin, Tyr était le dieu de la guerre et de la justice. Ce dieu faisait en outre partie d’un triptyque guerrier : Odin, Thor et Tyr. Odin était dieu de la ruse et de la victoire ; Thor, dieu de la force brute ; Tyr, dieu de la guerre et de la stratégie. »

Les Mayas pour leur part en avaient plusieurs dieux de la guerre dont : « Ahulane, dieu de la guerre maya l’archer son sanctuaire se trouvait sur l’île de Cozumel. » et Ek Chuah, dieu de la guerre associé à Ah Puch ; Chuy Kak, dieu de la guerre, destructeur de feu, Ah Cun Can, dieu de la guerre, charmeur de serpent, Nacon, dieu de la guerre.

Quant aux aztèques, j’ai trouvé ce dieu de la guerre dans leur panthéon : « Huitzilopochtli : dieu du Sud: guerre, chasse, soleil, maître du monde. On lui offrait régulièrement des victimes humaines. Sa couleur est le bleu. »

A Tahiti dans leur mythologie, le dieu de la guerre est : « Oro, premier fils de Taaroa. Il est aussi puissant que lui. C’est le dieu de la guerre, mais aussi un sage qui révèle des secrets. Souvent vêtu de rouge, il est le protecteur des arioi, des princes humains. Il aime le combat, mais il est aussi farceur et souvent colérique. C’est pourquoi, on doit le craindre. Ses animaux préférés sont le cochon, le phaëton et les oiseaux à plumes rouges. (3)»

Voilà succinctement résumé dans un article de compilation, les caractéristiques et l’origine du dieu de la guerre vénéré et craint par tous, car il est « le fléau des mortels » celui qui « se repaît du carnage des vivants. »

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